mardi 7 août 2007

Claire Obscure, de Philippe Pilato (Roman)


Journal d'une disparition amoureuse qui aimerait être un roman de gare avec une écriture, pas un fleuve, non, mais un brouillard passionnel à rebondissements...


Ouvrage en vente chez lulu.com

  • Claire Obscure






  • N E W
    Extrait: voir les premières pages du livre

    Ce baiser, je ne l'ai pas rêvé?...

    Ce baiser, je ne l'ai pas rêvé?... (Théâtre)

    Editions L'Harmattan

    Paris, 2007

    Actuellement disponible sur notre site partenaire la-traverse.com ou sur le site de l'Harmattan



    Personnages

    Une femme née avec le vingtième siècle, qui conserve une certaine allure. Elle porte une tenue plutôt extravagante.
    Un homme, assez beau, qui peut avoir entre vingt et trente ans, qui doit en tout cas évoquer la force de la jeunesse.


    Décor

    Un parc, des arbres, une table et une chaise de jardin.
    En arrière-plan, on distingue un long bâtiment blanc qui pourrait être une maison de maître.
    La scène se passe dans les années 1970 ou 1980.


    Prologue

    Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle était déçue.
    Machinalement, elle serra les doigts autour de son poudrier de nacre, posé devant elle sur la table de fer peinte en blanc. Le soleil jouait sur les éclats, mais aussi sur ses ongles vernis, et sur les pierres de ses bagues.
    Machinalement, elle voulut croiser les jambes, mais elle n'y parvint pas.
    Son immense chapeau jetait un large cercle d'ombre dont le bord ondulait sur les vagues orange de sa robe de mousseline.
    Devant elle, de grands arbres, à perte de vue. Et ici ou là, de vagues ombres, en promenade le long des allées de gravier.
    Un caprice de la brise fit tournoyer vers ses narines ouvertes un effluve du parfum qui dormait dans son cou et derrière ses oreilles.




    Extrait:


    Elle
    Garçon!
    Zut, qu'est-ce que je raconte, moi.
    Y a pas de garçons, ici.
    À Monte-Carlo, un haussement de sourcils et les voilà qui arrivent, comme des oiseaux.
    Ici, il n'y a que ces horribles femmes.
    Hors de question que je leur adresse la parole.
    J'ai eu le malheur de m'y risquer hier.
    Si j'avais su!
    "Quoi, qu'est-ce qu'y a? On a soif, on a soif! Et nous, alors, qu'est-ce qu'on devrait dire, à courir partout sans arrêt?"
    Si encore elles n'étaient pas si laides. Si vulgaires. Si sales. Oui, sales! Je sais ce que je dis! Elles ont beau mettre des bonnets blancs, ça n'a jamais enlevé la crasse, ça. J'en ai la nausée. Qu'elles ne s'avisent pas de me toucher. Il y en a une qui a essayé hier soir, dans ma chambre. Elle a vite compris. Sauf quand je l'ai traitée de lesbienne et crié Au viol! Tout l'étage a été ameuté. Au moins, on ne l'y reprendra plus. Mais lesbienne, non, elle ne connaissait pas le mot, je crois. Moi si, parce que…

    [...]