
Elle est introuvable. J’y entasse depuis l’enfance des mouchoirs en papiers qui n’ont qu’un effet de gala, de théâtre, sur mes rhumes chroniques. J’y éternue en toute liberté. J’observe, en fermant simplement les yeux, le mouvement incompréhensible qui anime l’étau qui enserre mes tempes. L’eau qui coule de mes yeux, de mes narines, qui saute en postillons de ma gorge quand je tousse, est aussi salée que mon élément naturel. Un esprit mélodramatique m’accuserait probablement de pleurer. Pitoyable.
Aucun chemin n’y mène, elle ne figure sur aucune carte, elle aveugle les satellites, échappe à toutes les explorations.
Elle est, patchwork artisanal de peaux de pierre, au cœur du cœur de mon cœur.
J’y passe des hivers interminables et répétitifs.
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